ARK NETWORK reference.ch · populus.ch    
 
  
MOUVEMENT TOGOLAIS POUR LA CAUSE COMMUNE 
 
 
Rubriques

Liens

 Home  | Livre d'Or  | Album-Photo  | Contact

Un révolutionnaire

 
Dans la vie des nations, des vaillants hommes ont marqué leur temps à changer le cours de l'histoire des peuples. Parmi ces hommes, nous avons des grands révolutionnaire que nous prendrons notre temps de vous présenter tels que : HO CHI MINH, ERNESTO CHE GUEVARA, DU BOIS, GAMAL ABDEL NASSER, FIDEL CASTRO, THOMAS SANKARA, TAVIO YAO AMORIN et d'autres……… 
 
 
HO CHI MINH 
 
Dans l'histoire des révolutions du xxème siècle, Ho Chi Minh, fondateur et président de la République démocratique du Vietnam, occupe une place exceptionnelle. Cela vient avant tout de ce qu'il a soutenu un combat plus long qu'aucun autre leader de ce temps contre l'hégémonie occidentale et l'impérialisme colonial. Alors que Mao Tsô-tong n'était qu'un jeune bibliothécaire à peine effleuré par les idées révolutionnaires, que Josip Broz ne pensait guère à prendre le nom de Tito pour soulever son peuple, que Fidel Castro, Gamal Abdel Nasser et Ernesto « Che » Guevara étaient à peine nés, il tentait déjà, en 1919, de poser le problème de l'émancipation coloniale, à la conférence de la paix de Versailles. 
 
Mais ce qui fait l'originalité de Ho Chi Minh, c'est plus encore sa situation à un carrefour historique, celui des révolutions européenne et asiatique, au point de jonction du mouvement ouvrier à partir de la concentration industrielle en Europe et du soulèvement, d'abord par le marxisme, des masses paysannes d'Asie. Il s'est éveillé au socialisme en France. Il a choisi le léninisme contre la tradition jauressienne, au congrès de Tours de 1920. Il a passé sept années de sa vie à Moscou et sa première grande intervention publique, au Vème congrès de la IIIème Internationale, en 1924, fut pour dénoncer, en tant que militant coresponsable, le dédain o‏‏ْ le Parti communiste français tenait les questions coloniales, et pour y mettre l'accent sur l'urgence d'une stratégie révolutionnaire appropriée aux sociétés paysannes du monde sous-développé. 
 
Cette dualité d'appartenance historique et de sources idéologiques lui valut, de 1945 à 1969, une place à part dans le camp socialiste, du fait de ses liens étroits avec les partis communistes soviétique et français d'une part, chinois de l'autre, mais aussi de son appartenance profonde au mouvement de liberation nationale vietnamien, dont il est apparu, même aux yeux d'innombrables patriotes refusant le marxisme, comme le symbole et l'animateur. Homme charnière, à la fois médiateur et inspirateur, Ho Chi Minh, s'il fit couler beaucoup de sang, fut le révolutionnaire de ce temps dont la disparition affecta le plus grand nombre de non-révolutionnaires. 
 
**** La formation et les premiers succès de Ho Chi Minh**** 
 
Ho Chi Minh est le dernier nom de guerre porté, à partir de 1940, par Nguyên Sinh Cung, qui avait pris à vingt-cinq ans le surnom de Nguyên Ai Quoc (« le Patriote ») sous lequel il entra dans l'histoire de la révolution vietnamienne. 
 
Né à Kim Lien, village du Nghe Tinh, à 400 km environ au sud de Hanoi, province fameuse à la fois par la pauvreté de ses habitants et leur ardeur patriotique, il était le fils d'un petit lettré famélique. Le jeune homme, après des études au lycée de Huê, dut s'expatrier pour vivre : engagé à vingt ans sur un paquebot français, il navigua jusqu'en 1917, faisant de longues escales à Alexandrie, à New York et à Londres notamment. 
 
En 1917, il s'installe à Paris et, très vite, inspire et anime des groupes de travailleurs vietnamiens (on disait alors annamites). En 1919, il tente de faire admettre par la conférence de la paix réunie à Versailles un texte en faveur de l'émancipation de ses compatriotes. L'année suivante, membre du Parti socialiste, il participe au congrès de Tours et se range dans la fraction prosoviétique, qui se transformait en Parti communiste français. En 1922, déjà collaborateur de plusieurs journaux d'extrème gauche, il fonde et dirige Le Paria, organe de l' « union intercoloniale », auquel collaborent notamment Algériens, Malgaches et Antillais. 
 
C'est à la fin de 1923 qu'il part pour Moscou, oْ il arrive le lendemain de la mort de Lénine. Il y prend part aux travaux du Komintern, oْ il représente l'Asie du Sud-Est. Au Vème congrès de l'Internationale (1924), il critique sévèrement la politique coloniale du P.C. français. En 1925, il est en Chine, aux côtés de Mikha‏il Borodine. Il fonde à Canton le Thanh Nien, organe de la jeunesse révolutionnaire du Vietnam, puis sillonne l'Asie du Sud-Est pour le compte du Komintern. 
 
En février 1930, la création du Parti communiste indochinois donne lieu à des débats très rudes qu'il arbitre, s'imposant comme le chef et le stratège de la révolution vietnamienne, au moment oْ se créent, dans la province la plus proche de celle qui l'a vu naitre, les « soviets du Nghe An », première tentative révolutionnaire de masse en Indochine. Il est condamné à mort par un tribunal français et, résidant à Hong Kong, il manque de peu d'être livré par les Anglais aux autorités coloniales françaises ; mais, grâce à l'intervention d'un avocat britannique, il réussit à regagner l'U.R.S.S. 
 
On le retrouve bientôt en Chine, oْ il tente de gagner le Kouo-min-tang à la cause de la révolution contre la domination française. Il y réussit partiellement, obtient des subsides et, en 1941, s'installe à proximité de la frontière sino-vietnamienne, à Pac Bô. C'est là qu'il crée, avec ses lieutenants du Parti communiste indochinois et plusieurs dirigeants nationalistes, le Viêt-minh ou Front pour l'indépendance du Vietnam. 
 
Mais les dirigeants du Kuou-min-tang le jugent dangereux et, au cours d'une de ses missions en Chine, le jettent en prison oْ il passera quinze mois aux fers, écrivant des poèmes restés fameux. Sitôt libéré, il rejoint ses compagnons dans la haute region du Tonkin et prépare – parfois avec l'aide (restée minime) des Américains, qui voient en lui un allié dans leur combat contre les Japonais – le soulèvement contre la France. Les Japonais, qui avaient anéanti la présence coloniale française en mars 1945, furent eux-mêmes écrasés par la bombe de Hiroshima ; la route des révolutionnaires est donc ouverte. Le 25 ao‏ut 1945, Ho Chi Minh et les siens se rendent maitres de Hanoi. Le 2 septembre, le leader proclame l'indépendance et fonde la République démocratique du Vietnam.  
 
La rédaction

 

(c) Mouvement Togolais pour la Cause Commune (MTCC) - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 28.11.2003
- Déjà 4472 visites sur ce site!